diplome. (retour acc.)

Recherche de formes en 3D
suivant le module ci-dessous.
Pour chaque lettre, plusieurs solutions sont possibles (ci-dessous)
Recherche de binômes (structure en volume et structure filaire). Ci-dessous, à l'échelle d'une phrase
Construction de textes
Mise en 3D (double-cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo)
Étude des points de rupture pour chaque lettre (ci-dessous)
Étude de la lisibilité des lettres vues sous différents angles de vue (ci-dessous à droite)
Final
Rotation à 360° du mot "hotel" - Rotation à 90° du mot "restaurant" - Lisibilité selon différents points de vue
Projet de diplôme (juin 2008)




Dans le milieu urbain nous sommes envahis par la communication visuelle. Des inscriptions publiques aux enseignes, des graffitis aux panneaux routiers, la typographie nous entoure : c’est ce qu’Armando Petrucci nomme l’écriture exposée, qui prend de multiples formes. Celles qui ont retenu mon attention sont les lettres découpées et celles en volume, fixées aux murs, aux enseignes, ou bien posées, ou encore mises en scène dans des vitrines. Les lettres sont généralement fixées une à une, ce qui nécessite de gérer les approches, la chasse et la ligne de base, ce qui rend l’accrochage plus long et difficile. De plus, bien qu’elles soient en volume, leur forme ne change pas, les lettres sont simplement plus épaisses. Les possibilités qu’offre la troisième dimension ne sont presque jamais exploitées dans ce domaine. La lettre capitale est celle qu’on expose, qu’on voit de loin. Une de ses caractéristiques est qu’elle est la forme mère des inscriptions épigraphiques. Les capitales étaient déjà utilisées sous l’Empire romain pour communiquer des informations au peuple sur la place publique ; aujourd’hui, l’inscription et la signalisation font toujours usage de la capitale. Contrairement à la gravure lapidaire, les moyens techniques actuels permettent à la lettre de prendre une infinité de formes, jusqu’à l’associer à d’autres domaines comme l’architecture ou le design d’objet.


C’est en regardant les lettres investir de multiples lieux que j’ai eu l’idée de concevoir un principe de ligature des capitales latines et d’exploiter les possibilités que l’espace et le volume peuvent apporter. En libérant les lettres, les mots et les phrases de la surface plane, le mot devient lui-même support et peut s’intégrer à un espace, intérieur comme extérieur, sans nécessité d’un mur ou d’un panneau, sans souci d’accrochage et de fixation des caractères. Ainsi les lettres seraient soudées les unes aux autres et on obtiendrait des mots-blocs fixables en une seule fois.


Interroger le monde des ligatures, explorer l’espace à investir et les matériaux utilisés, étudier les possibilités qu’offre à la typographie la troisième dimension, telles sont les trois orientations de mon travail préparatoire afin de trouver de nouvelles possibilités de ligatures.


(Si vous souhaitez avoir plus de renseignements, n'hésitez pas à me contacter.)


Ouverture


À partir de ces réalisations, plusieurs applications sont possibles.

- Réelle :
Mise en situation dans des espaces ouverts, tel un parc. Les mots deviendraient des architectures lisibles selon l'endroit d'où on les regarde.
On peut imaginer un parcours à l'intérieur duquel les spectateurs sont invités à circuler pour découvrir les mots placés à différents emplacements.
Un tel parcours peut également être installé dans un lieu fermé, tel un musée, une exposition, où le spectateur est dirigé de salle en salle.

- Virtuelle :

Utilisation pour des génériques, création de logotypes en mouvement,...